Soutenance de thèse de Jean Hercher Pasteur, le vendredi 11 décembre 2020 à 14h00 – Montpellier SupAgro – Campus La Gaillarde, salle 11/101 bat 11

Considérer les flux d’énergie dans l’exploitation agricole Développement d’une méthode d’analyse énergétique qui intègre l’agroécosystème.

Jury :
Monsieur Arnaud HELIAS – directeur de thèse – directeur de recherche – INRAE – UMR ITAP

Madame Carole SINFORT – coDirecteur de thèse – professeur – l’Institut Agro, Montpellier SupAgro

Monsieur Enric TELLO – rapporteur – professeur – University of Barcelona – Department of Economic History, Institutions, Policy and World Economy

Monsieur  Thomas NESME – rapporteur – professeur – Bordeaux Sciences Agro

Madame  Aurélie METAY – examinateur – professeur associé – l’Institut Agro, Montpellier SupAgro

Monsieur Mathieu VIGNE – examinateur – chargé de recherche – CIRAD

 

Résumé :

Comme l’ensemble de la société, les systèmes de production agricole sont actuellement soumis à une forte pression en raison de la forte consommation en énergie fossile, de l’impact sur le climat que cela engendre et de la faible durabilité de certaines pratiques qui dégradent la biodiversité et les ressources naturelles. Le système de production agricole est au carrefour du monde socio-économique et de l’agroécosystème et doit être abordé à travers ces deux composantes. Nous pensons qu’un point de vue énergétique permet de concilier les deux (les deux étant soumis aux lois de la thermodynamique) et d’appréhender la durabilité du système de production agricole dans son ensemble. En ce sens, cette thèse tente de répondre à la question suivante : « Comment l’analyse énergétique permet-elle d’évaluer et de concevoir un système de production agricole performant et durable ? « , avec pour objectif opérationnel de développer une évaluation de l’exploitation agricole en termes de flux énergétique. Cette méthode a été construire au travers d’une approche systémique qui différencie les processus de stockage (le capital fixe et le capital naturel), qui fournissent des services, et les processus de production (la biomasse cultivée, la production animale), qui transforment un produit en un autre. Une attention toute particulière a été portée à la circularité des flux entre l’activité agricole et son capital naturel à travers la biomasse investie pour maintenir les fonctionnalités de l’agroécosystème. Tout comme nos machines et nos outils constituent un capital fixe pour la production, le sol et la biomasse représentent un stock intrinsèque de l’agroécosystème et qui contribue à la fourniture de services écosystémiques. La matière organique du sol est perçue comme la « bio-batterie » de l’agroécosystème, dont la capacité à fournir des services est mesurée à travers la minéralisation du sol, reflet de l’activité microbienne des sols. Cette méthode a été appliquée sur une exploitation polyculture-élevage réelle en France. Trois scénarios contrastés de gestion agricole ont été proposés afin de tester l’outil. La méthode a ensuite été utilisée pour comparer deux régions contrastées, pour tester l’outil à une autre échelle. Les perspectives et les potentialités de cette approche sont ensuite présentées et discutées dans l’objectif d’un futur usage de conseils agricoles.

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